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  • La biologie

    La biologie

  • Les plantes

    40 questions

  • 28.6.2010

    Bonjour. Pourquoi les Acacias fertilisent-ils le sol? Merci. (Maximaxou, 19 ans)

    Apparemment, les Acacias –et les arbres en général- jouent un rôle protecteur face à l’érosion et permettent également l’enrichissement du sol en micro-organismes.

    Je te conseille la lecture de cette page : http://gardiabacqueraphael.e-monsite.com/rubrique,lutte-contre-la-faim,1100465.html

    Julien Dal Col, doctorant

    Faculté des Sciences et Pôle Frontiers in Genetics

    Université de Genève

  • 28.6.2010

    Quels sont le nom et l'âge de l'arbre le plus grand du monde? (caldé, 14 ans)

    Apparemment, c’est un séquoia à feuilles d'if (Sequoia sempervirens) baptisé “Hyperion” avec une hauteur de 115,55 m. Il serait âgé d’environ 600 ans.

    Je te conseille d’aller visiter ces pages : http://www.dinosoria.com/arbre.html

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_arbres_remarquables

    Julien Dal Col, doctorant

    Faculté des Sciences et Pôle Frontiers in Genetics

    Université de Genève

  • 28.6.2010

    Comment pourrions-nous vérifier les effets des différents produits que l'on ajouté à la terre pour faire pousser les plantes? (jojo, 45 ans)

    Je pense que le meilleur moyen serait de tester le produit sur une population de plantes (en pot), et de comparer leur croissance, ainsi que tout les facteurs qui nous intéressent, avec une population contrôle qui aurait reçu le même traitement, à l’exception du produit à tester (comme les études cliniques “médicament versus placebo” en somme.

    Julien Dal Col, doctorant

    Faculté des Sciences et Pôle Frontiers in Genetics

    Université de Genève

  • 14.6.2010

    Bonjour, j'aimerais savoir quel est le rôle du soleil pour les plantes? Merci (picsou, 15 ans)

    Le soleil (et la lumière en général) est essentiel pour que les plantes puissent faire de la photosynthèse. Ce processus, qu’elles font notamment à l’aide de la chlorophylle, leur permet en fait de capter l’énergie solaire pour la convertir en énergie chimique. Grâce à la photosynthèse, les plantes peuvent ainsi fabriquer toutes les substances nécessaires à leur croissance. Elles le font à partir d’eau, de gaz carbonique et de sels minéraux, tout en rejetant de l’oxygène dans le milieu environnant.

    Dr. Lara Pizurki

    Faculté des sciences et Pôle Frontiers in Genetics

    Université de Genève

  • 14.6.2010

    Comment a-t-on fait les raisins sans pépin et, par conséquent, comment les fait-on pousser? (alex, 44 ans)

    Question très intéressante en effet… Comment reproduit-on des plantes (ici la vigne) stériles?

    Les raisins sans pépin ont été obtenus par une succession de croisements qui ont été sélectionnés au fur et à mesure pour conserver les qualités gustatives des hybrides ainsi obtenus. Ensuite, les individus d'intérêt dépourvus de pépins (donc stériles) ont été multipliés de manière végétative (voir les réponses aux questions sur la reproduction asexuée / multiplication végétative), notamment par des greffes. Le greffage permet ainsi de reproduire à l'identique de nombreux plants de vigne ne produisant pas de graines (les fameux pépins). Si vous voulez en savoir plus sur le principe et les techniques du greffage, je vous invite à aller visiter un pépiniériste qui vous montrera tout cela.

    Dr. Christophe Belin

    Faculté des Sciences

    Université de Genève

  • 14.6.2010

    Pourquoi parle-t-on de fécondation interne dans le cas de la fleur? (nouvo, 14 ans)

    Dans certaines familles de plantes à graines, l'ovule (la "cellule œuf") n'est pas complètement enfermé et la graine qui se développera à l'issue de la fécondation sera exposée à l'air libre (comme dans les pommes de pin par exemple). Au contraire, chez les angiospermes (plantes à fleurs), l'ovule est enfermé au sein d'un ovaire et le tube pollinique doit pénétrer les téguments de l'ovaire pour déposer les gamètes mâles au sein de l'ovule. C'est pourquoi on parle de fécondation interne. Les graines se développent alors bien souvent au sein du fruit, formé par le développement des tissus de l'ovaire.

    Dr. Christophe Belin

    Faculté des Sciences

    Université de Genève

  • 14.6.2010

    Pourquoi une bouture meurt-elle dans un milieu où l'on a ajouté de la soude au lieu de l'eau, scientifiquement parlant? Et, de même, pour de l'acide chlorhydrique? Est-ce ce sont les enzymes qui sont dénaturées, ou autre chose? Et pourquoi des champignons apparaissent-ils dans ces milieux? Merci d'avance. (léa, 16 ans)

    Le fonctionnement de toute cellule (l'efficacité de nombreux processus cellulaires et le fonctionnement de la plupart des enzymes) nécessite des propriétés physico-chimiques particulières et extrêmement contrôlées. Le pH est une de ces propriétés les plus finement régulées par des molécules au pouvoir tampon ou encore via des transferts de protons H+ par des pompes spécifiques. Ces systèmes de régulation, ainsi que la résistance des membranes cellulaires, permettent aux cellules de faire face à des petites modifications du pH extracellulaire. En revanche, les plantes ne sont pas adaptées à des variations amples et brutales du pH comme dans les exemples donnés dans votre question. Ces pH extrêmes vont alors complètement modifier les propriétés des molécules (lipides et protéines membranaires, enzymes, …) et les dénaturer, perturbant ainsi l'activité des enzymes ou encore l'intégrité des membranes. Ces perturbations vont donc entraîner la mort de votre bouture. Cependant, tous les organismes n'ont pas la même tolérance vis-à-vis des conditions de vie extrêmes et certains ont développé des systèmes de régulation particulièrement adaptés à des milieux très particuliers. Ainsi, certaines bactéries sont très tolérantes à la chaleur et poussent de manière optimale à des températures supérieures à 50°C… D'autres poussent en milieux très acides (pH ̴1) ou au contraire basique. En dehors des bactéries, certains champignons sont également bien plus résistants que les plantes à des conditions de pH extrêmes. C'est pourquoi vous pouvez apercevoir des champignons pousser dans vos milieux de culture un peu particuliers.

    Dr. Christophe Belin

    Faculté des Sciences

    Université de Genève

  • 10.5.2010

    J'ai vu sur le trottoir devant ma maison des champignons qui ont cassé le béton. Comment est-ce possible? Sont-ils si forts? (Guillaume, 17 ans)

    Ce que l'on voit habituellement d'un champignon est la fructification, la partie qui sert à la reproduction du champignon, mais cela n'est que la pointe de l'iceberg. La partie la plus importante, le "corps" du champignon - le mycélium - est généralement cachée à l'intérieur du substrat (sol, bois mort, etc.) sur lequel la fructification pousse. Ce mycélium est constitué par des cellules particulières appelées "hyphes". Les hyphes sont de longs et fins filaments ou micro-tubes dont le diamètre se situe autour de 5 millièmes de millimètres et qui sont plus ou moins ramifiés. Ils ont une paroi en chitine (comme l'exosquelette des insectes) très résistante et imperméable à l'eau, une forte pression hydrostatique et un ensemble varié d'enzymes qu'ils peuvent sécréter pour digérer le substrat sur lequel ils vivent. Toutes ces propriétés des hyphes permettent aux champignons de pénétrer activement, d'explorer et d'exploiter de manière idéale les substrats dans lesquels ils vivent, ceci quasiment sans aucune concurrence. Certains champignons font encore plus fort et agrègent ensemble des hyphes pour constituer de véritables faisceaux d'hyphes (à la manière des câbles qui sont constitué de plusieurs filament torsadés en spirale) appelés "rhizomorphes". Ces derniers, structures très fortes et résistantes, peuvent alors pénétrer la maçonnerie et même parfois le béton, en transportant l'eau et les éléments nutritifs nécessaires au champignon. L'exemple classique est la Mérule pleureuse (Serpula lacrymans) qui, si elle n'est pas découverte à temps dans un bâtiment, peut véritablement mener à la destruction de celui-ci. Un autre exemple de champignon formant des rhizomorphes est l'Armillaire, qui parasite et tue les arbres. Le plus grand organisme vivant au monde est d'ailleurs probablement l'un de ces Armillaires: au minimum 15 hectares pour le mycélium souterrain de l'Armillaire bulbeuse (Armillaria gallica), un champignon de la famille des Basidiomycètes, qui vit dans le Michigan (Etats-Unis). Le poids de ce clone est estimé à 10 tonnes et son âge à environ 1’500 ans.

    Dr. Philippe Clerc

    Conservatoire et Jardin botaniques

    Ville de Genève

  • 20.1.2010

    Comment les plantes communiquent-elles? (Lola, 15 ans)

    Les plantes n'ont pas une forte nécessité à devoir communiquer puisqu'elles ne peuvent pas faire grand chose de l'information transmise, étant donné qu'elles ne peuvent pas se déplacer.

    En conséquence, il semble que les plantes ne communiquent généralement pas entre elles. Toutefois, il existe des cas particuliers. Le mieux connu est celui des Acacias dans la savane, qui relâchent des substances dans l'air lorsqu'elle sont broutées. En effet ces plantes sont alors capables de produire assez rapidement des tanins qui rendent leurs feuilles plus ou moins non comestibles et éloignent donc les animaux tels que les girafes ou antilopes. Le signal chimique ainsi relâché peut être "perçu" par l'arbre voisin qui est sous le vent et qui va alors produire ces tanins et devenir non comestible avant même d'avoir été brouté par l'herbivore.

    Ainsi on peut considérer que ces acacias communiquent d'un individu à l'autre par un signal chimique transmis par l'air. Mais il est difficile de dire qu'il s'agit d'une vraie communication, dans le sens où elle n'est pas volontaire mais probablement accidentelle. D'ailleurs les animaux ont tôt fait pour comprendre et contourner cette communication: les herbivores de

    ces savanes ont dès lors le comportement suivant: ils passent d'un arbre à l'autre contre le vent.

    Enfin, il faut préciser qu'une communication est théoriquement possible entre individus par le sol, puisque les racines des arbres, notamment, sont souvent reliées entre elles par des mycorhizes (filaments de champignons). Toutefois, c'est un champ de recherche qui n'a

    jamais été vraiment exploré et dont on ne sait pratiquement rien.

    Un autre exemple actuellement étudié est celui du maïs qui, lorsqu'il est attaqué car certaines chenilles, relâche une substance volatile dans l'air. Celle-ci peut être captée par une espèce particulière de guêpe qui suit l'odeur jusqu'au maïs et qui va s'attaquer à la chenille qu'elle détruit, "sauvant" ainsi le maïs. Là encore, on pourrait parler de communication entre une plante qui appelle à l'aide et un insecte qui vient la sauver. Or, il s’agit également d’une communication secondaire, liée au fait qu'un insecte comprend que telle odeur signifie qu'il y a un ver qui est bon à prendre.

    Cela a probablement renforcé le relâchement de cette "odeur" par le maïs, dont les pieds capables de produire cette odeur ont été privilégiés par rapport à ceux qui ne la produisaient pas ou peu. De même, les guêpes capables de détecter l'odeur ont été favorisées par rapport aux autres. Ce sont des exemples de sélection naturelle et de co-évolution, mais est-ce de la communication?

    Prof. Daniel Jeanmonod

    Conservatoire et Jardin botaniques

    Ville de Genève

  • 19.1.2010

    Le clonage végétal, est-ce simplement la reproduction asexuée ou également la reproduction sexuée? Dans le clonage végétal, peut-on parler de mitose? La misère se reproduit-elle par reproduction asexuée? (marie, 17 ans)

    Par définition, le clonage est la reproduction d'organismes à l'identique par conservation du même patrimoine génétique. La principale caractéristique de la reproduction sexuée, quant à elle, est le brassage génétique, aussi bien au niveau de la méiose (recombinaisons chromosomiques, création de combinaisons de chromosomes aléatoires dans les gamètes) que de la fécondation (association aléatoire de 2 jeux de chromosomes et création d'une nouvelle combinaison). Il est donc impossible de créer des clones d'un organisme donné par reproduction sexuée. Le clonage est principalement réalisé par simple multiplication végétative (naturelle ou in vitro) chez les plantes. Evidemment, le développement et la croissance du nouvel organisme nécessitent des divisions cellulaires (mitoses). Pour plus de détails concernant le clonage végétal, je vous invite à relire mes réponses aux questions du 11.02.2009 et du 27.07.2009, ainsi que la réponse du Prof J.D. Rochaix à la question du 16.01.2007.

    La misère (Tradescantia fluminensis) est à l'origine une plante invasive des forêts et autres endroits humides et ombragés. Elle est originaire du Brésil, mais est aujourd'hui répandue dans d'autres régions du monde (Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Australie, Sud de l'Europe, Russie, Japon). Elle est également cultivée comme plante verte d'intérieur et est facilement reproduite par bouturage (donc clonage) notamment. Si vous voulez bouturer votre plante, je vous recommande de vous adresser à une jardinerie pour plus de précisions (il existe notamment de nombreuses variétés de misère et un spécialiste en jardinerie pourra mieux vous conseiller sur la manière de les bouturer).

    Dr. Christophe Belin

    Faculté des Sciences

    Université de Genève

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Comment les plantes communiquent-elles? (Lola, 15 ans)

Les plantes n'ont pas une forte nécessité à devoir communiquer puisqu'elles ne peuvent pas faire grand chose de l'information transmise, étant donné qu'elles ne peuvent pas se déplacer.

En conséquence, il semble que les plantes ne communiquent généralement pas entre elles. Toutefois, il existe des cas particuliers. Le mieux connu est celui des Acacias dans la savane, qui relâchent des substances dans l'air lorsqu'elle sont broutées. En effet ces plantes sont alors capables de produire assez rapidement des tanins qui rendent leurs feuilles plus ou moins non comestibles et éloignent donc les animaux tels que les girafes ou antilopes. Le signal chimique ainsi relâché peut être «perçu» par l'arbre voisin qui est sous le vent et qui va alors produire ces tanins et devenir non comestible avant même d'avoir été brouté par l'herbivore.

Ainsi on peut considérer que ces acacias communiquent d'un individu à l'autre par un signal chimique transmis par l'air. Mais il est difficile de dire qu'il s'agit d'une vraie communication, dans le sens où elle n'est pas volontaire mais probablement accidentelle. D'ailleurs les animaux ont tôt fait pour comprendre et contourner cette communication: les herbivores de ces savanes ont dès lors le comportement suivant: ils passent d'un arbre à l'autre contre le vent.

Enfin, il faut préciser qu'une communication est théoriquement possible entre individus par le sol, puisque les racines des arbres, notamment, sont souvent reliées entre elles par des mycorhizes (filaments de champignons). Toutefois, c'est un champ de recherche qui n'a jamais été vraiment exploré et dont on ne sait pratiquement rien.

Un autre exemple actuellement étudié est celui du maïs qui, lorsqu'il est attaqué car certaines chenilles, relâche une substance volatile dans l'air. Celle-ci peut être captée par une espèce particulière de guêpe qui suit l'odeur jusqu'au maïs et qui va s'attaquer à la chenille qu'elle détruit, «sauvant» ainsi le maïs. Là encore, on pourrait parler de communication entre une plante qui appelle à l'aide et un insecte qui vient la sauver. Or, il s'agit également d'une communication secondaire, liée au fait qu'un insecte comprend que telle odeur signifie qu'il y a un ver qui est bon à prendre.

Cela a probablement renforcé le relâchement de cette «odeur» par le maïs, dont les pieds capables de produire cette odeur ont été privilégiés par rapport à ceux qui ne la produisaient pas ou peu. De même, les guêpes capables de détecter l'odeur ont été favorisées par rapport aux autres. Ce sont des exemples de sélection naturelle et de co-évolution, mais est-ce de la communication?

Prof. Daniel Jeanmonod

Conservatoire et Jardin botaniques

Ville de Genève

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