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  • La biologie

    La biologie

  • Les animaux

    184 questions

  • 20.11.2006

    Comment certains animaux (l'anguille électrique par ex.) sont-ils capables de produire de l'électricité? (Nemo, 37 ans)

    Près de 250 espèces de poissons peuvent produire de l'électricité, comme la raie électrique ou torpille, le gymnote ou anguille électrique ou encore le malaptérure ou poisson-chat électrique. L'électricité est produite par l'organe électrogène. Cet organe est composé de milliers de cellules musculaires non différenciées et non contractiles empilées à la manière de batteries montées en série, chacune pouvant produire un courant électrique d'environ 100 millivolts. Au bout du compte, toutes ensemble elles peuvent créer une différence de potentiel pouvant atteindre plusieurs ampères d'intensité et plusieurs centaines de volt de tension (jusqu'à 220Volts chez la torpille, 350 Volts chez le poisson-chat électrique, et 2A et 600 Volts chez le gymnote). La production de décharge électrique sert surtout à la perception de l'environnement. Toutefois, certains poissons électriques sont capables de produire des décharges de très forte intensité pour se défendre ou pour chasser.

    Dr Juan Montoya

    Université de Genève

  • 5.10.2006

    Les perroquets peuvent-ils réellement parler ? (TiRequin, 9 ans)

    Mais oui, ils le peuvent. D'ailleurs, ce ne sont pas les seuls oiseaux capables de ce qui nous apparaît comme une prouesse. Pies, corbeaux et mainates ont également ce talent dans une certaine mesure.

    Mais revenons au perroquet. Comment s'y prend-il pour prononcer des mots aussi distinctement? A-t-il comme nous des cordes vocales? Eh bien non, il n'en a pas. C'est grâce à son syrinx qu'il y parvient, une sorte de caisse de résonance située à l'embranchement des bronches. En fait, tous les oiseaux possèdent un syrinx, mais chez les perroquets, celui-ci est développé de telle façon qu'il permet l'imitation de la parole humaine.

    Reste LA question: le perroquet comprend-il ce qu'il dit quand il parle "humain"? Certains spécialistes l'affirment. Le cerveau de cet oiseau, bien plus gros que celui d'une poule, lui permettrait non seulement de mémoriser plusieurs centaines de mots, mais également de les associer à certaines situations et ainsi de "faire sens".

    Pierre-Yves Frei

    PRN Frontiers in Genetics

    Université de Genève

  • 4.10.2006

    J'ai lu que les tardigrades peuvent survivre à une température de -272,9°C pendant plusieurs jours. Sont-ils soumis à ces conditions à l'état "tardigrade fonctionnel" ou à l'état "enkysté" ? Même question, en ce qui concerne leur résistance aux pressions, aux températures élevées et aux irradiations extrêmes. (stph, 16 ans)

    Les tardigrades sont de minuscules animaux d’un tiers de millimètre de long, possédant huit pattes terminées chacune par une griffe. Aquatiques ou terrestres, ils présentent la caractéristique d’être très résistants aux conditions extrêmes (température, pression, etc). Confrontés à de telles situations, ils réussissent à changer leur métabolisme pour se mettre dans des états « dormants » très particuliers : par exemple l'état asphyxique en cas de manque d'oxygène, l'enkystement ou encore l'anabiose. Ce dernier état voit la suspension de tous les phénomènes liés à la vie active. Il permet aux tardigrades de résister à des températures (-272.9° ou +150°), des pressions, des irradiations, des produits chimiques. Dès que les conditions extérieures reviennent à la normale, l'animal reprend ses activités. On en connaît certains qui sont « revenus à la vie » après un séjour de plusieurs centaines d’années dans les glaces.

    Mais n’allez pas croire que ces minuscules animaux soient immortels. Non seulement leur espérance de vie normale ne dure quelques mois au maximum, mais en plus ils sont incapables de cicatrisation ou de régénération. La moindre blessure entraîne chez eux une mort certaine. Un vrai talon d’Achille.

    Jean Wuest

    Chargé de cours à l'Université

  • 2.10.2006

    Est-on sûr que la baleine bleue est le plus grand animal vivant du monde?

    Et quel est le plus petit organisme vivant? (Lix, 13 ans)

    Oui, c’est tout à fait exact. La baleine bleue, de son nom latin Balaenoptera musculus, qui peut mesurer jusqu’à 30 mètres de long, est bien le plus grand représentant du règne animal ayant jamais vécu sur Terre. Elle pèse parfois plus de 150 tonnes et son espérance de vie approche les 80 ans.

    Comme beaucoup d’espèces de cétacés, la baleine bleue a été très intensivement chassée par les hommes. Il n’en resterait aujourd’hui que 5000 dans le monde.

    Venons-en maintenant au plus petit organisme vivant. Et là, il faut bien dire que la réponse dépend un peu de ce que l’on entend par vivant. Si l’on accepte la définition selon laquelle un être vivant se caractérise par sa capacité à s’auto organiser en se servant des éléments de son environnement et à se reproduire en vue de la conservation de l’espèce, alors il faut regarder du côté du monde microbien. On y trouve une bactérie appelée Mycoplasma genitalium qui ne mesure que cinq millièmes de millimètre. Cet organisme est aussi celui qui possède le plus petit patrimoine génétique connu à ce jour.

    Evidemment, certains virus sont bien plus petits que cette bactérie, jusqu’à 20 nanomètres (1 nm = 0,000001 mm). Seulement, les spécialistes hésitent à les classer dans le monde vivant. En effet, les virus ne sont pas capables de s’auto reproduire car ils ne possèdent pas la machinerie biologique nécessaire à cette opération essentielle. Ils ont besoin des cellules pour se reproduire. Après s’être fixés à la surface de ces dernières, ils « injectent » leur propre matériel génétique dans le milieu intracellulaire. La machinerie des cellules va alors lire cette recette génétique étrangère et fabriquer de nouveaux virus, qui à leur tour utiliseront des cellules pour assurer leur descendance.

    Pierre-Yves Frei

    PRN Frontiers In Genetics

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Que fait mon corps quand je dors? (Alexandre, 17 ans)

La réponse simple est qu'il se repose… Mais pourquoi est-ce que l'on dort? On ne le sait pas encore très bien. Une hypothèse en vogue aujourd'hui est que c'est pour permettre au cerveau de gérer tout ce qui a été appris la journée. Pendant l'éveil, on enregistre énormément de choses, ce qui a des effets sur la structure du cerveau, induisant une fatigue, à la longue. La nuit, le cerveau «range» le tout et se met de nouveau en état de fraîcheur, prêt pour apprendre de nouvelles choses le lendemain. Il existe des indications pour cette hypothèse, mais il manque encore beaucoup de données probantes. La recherche dans ce domaine est vive et l'on peut s'attendre à des avancées dans notre compréhension du sommeil ces prochaines années.

Prof. Bengt Kayser

Faculté de Médecine

Université de Genève

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