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  • L'archéologie

    L'archéologie

    422 questions

  • 14.5.2012

    Qui a inventé l'école? (Julie, 11 ans)

    Chère Julie,

    Contrairement à ce qu'une fameuse chanson raconte, ce n'est pas Charlemagne qui a inventé l'école même s'il a contribué à rendre l'enseignement accessible à tous. Etant donné que je ne suis pas spécialiste de ce domaine, je te conseille de consulter ces deux sites qui te donneront de nombreuses informations sur cette question.

    http://www.jedessine.com/c_16628/lecture/reportages-pour-enfant/histoire/qui-a-invente-l-ecole

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27%C3%A9ducation_en_France

    Bonne lecture !

    Martine Piguet

    Laboratoire d'archéologie préhistorique et anthropologie, Université de Genève

  • 14.5.2012

    pourquoi appelle-t-on le Moyen-Age "le moyen-âge"? (Mila, 11 ans)

    Jean Terrier a déjà répondu à une question similaire posée sur ce forum par Léna en février 2008. Je te transmets sa réponse :

    Chère Léna,

    Tu veux donc savoir à peu près ce qu'est le Moyen Âge. Eh bien, il s'agit d'une période de notre histoire qui dure plus de 1000 ans et qui se situe entre la fin de l'Empire romain en 479 et la découverte de l'Amérique en 1492. On a appelé cette période le Moyen Âge, c'est-à-dire un âge moyen, car on la considérait comme une époque peu intéressante faisant la transition entre deux âges d'or que sont l'époque romaine et l'époque de la Renaissance.

    En fait, c'est au cours du Moyen Âge que vont progressivement se constituer les pays que tu connais aujourd'hui. Cette évolution se fera en traversant des périodes difficiles parsemées de famines, de guerres, de maladies ou encore de sécheresse; et d'autres périodes plus agréables à l'abri de ces fléaux qui permettront aux villes de se développer avec la construction notamment des châteaux et des cathédrales dont tu as déjà certainement vu des exemples à Genève, en Suisse ou ailleurs. C'est aussi durant ces temps que se mettra en place le régime féodal où les seigneurs, nobles chevaliers, se chargeront de défendre leurs terres, les paysans de la cultiver et les religieux de prier pour le bien de leurs âmes, l'église catholique étant alors extrêmement puissante.

    Voilà donc vraiment à peu près ce qu'est le Moyen Âge ma Chère Léna. A toi de poursuivre tes recherches dans des livres, sur internet ou tout simplement en questionnant tes parents ou ta maîtresse d'école.

    Jean Terrier, Département des Sciences de l'Antiquité, Université de Genève

  • 29.4.2012

    Bonjour ma question concerne les moyens dont disposent l'archéologie suisse actuellement. Corrigez-moi si je me trompe, mais j'ai l'impression que le budget de recherche pour une thèse en archéologie menée en suisse est dérisoire et que les collaborations avec d'autres instituts (chimie, physique, géologie) sont rares. Cela est dommage car un travail pluridisciplinaire est toujours plus enrichissant. Mais tout ayant un prix -et cela même entre instituts de la même université- les collaborations peinent à se créer. Même si des tarifs spéciaux sont pratiqués, il me paraît quasi impossible de faire réaliser des analyses (couche mince, mCT). Le travail se résume alors au terrain, puis à une recherche bibliographique. Pourriez-vous commenter ce sentiment ? Est-il fondé ? Merci. (Momie, 45 ans)

    Chère Madame,

    Les financements pour les thèses existent, bien que je reconnaisse qu'ils ne tombent pas du ciel.

    Les budgets de recherche, analyses comprises, peuvent être demandés, en Suisse, par les professeur.e.s au Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). Dans ce cas, il s'agit d'un concours et les fonds sont attribués après une sélection. J'ai moi-même eu, il y a quelques années, une doctorante qui a effectué une thèse en archéologie préhistorique dans laquelle des analyses chimiques et isotopiques des objets préhistoriques en cuivre et en bronze ont été menées. Plusieurs fondations, dont le FNS, ont contribué aux financements de ces analyses.

    Je suis d'accord avec vous lorsque vous dites que les approches pluridisciplinaires sont enrichissantes.

    Marie Besse

    Laboratoire d'archéologie préhistorique et anthropologie, Institut Forel, Université de Genève

  • 19.4.2012

    Bonjour, je voudrais être archéologue et je me demandais si avec un bac L c'était possible ou s'il fallait absolument un bac S ?

    merci d'avance (marie23, 16 ans)

    Je vous transmets la réponse de Marie Besse, archéologue et professeure à l'Université de Genève, qui avait répondu à une question similaire dans ce forum :

    "De manière générale, tous les types de Bac permettent l'accès aux études universitaires en archéologie. Cependant, différentes orientations existent selon les universités, avec un ancrage plutôt en sciences, ou plutôt en sciences humaines. Ainsi, l'orientation choisie pour le bac peut faciliter certaines filières.

    Par exemple, en France, on peut étudier l'archéologie en anthropologie-ethnologie à Nanterre pour la Préhistoire, l'histoire de l'art et archéologie dans la plupart des universités, ou en géologie du Quaternaire en sciences de l'environnement à Bordeaux I.

    Je travaille à l'Université de Genève, université qui offre un enseignement en archéologie classique en Faculté des Lettres et un enseignement en archéologie préhistorique, avec notamment un cours de base en biologie, en Faculté des sciences. Le Bac (quelque soit l'orientation) avec mention est exigé pour étudier à l'Université de Genève."

    Martine Piguet

    Laboratoire d'archéologie préhistorique et anthropologie, Institut Forel, Université de Genève

  • 22.2.2012

    Quel roi légendaire a fondé l'ordre de chevalerie? Qui l'a aidé dans cette tâche? (Nails Dosh 2, 12 ans)

    Cette question ayant déjà été posée dans ce forum je te propose de lire la réponse donnée par Jean Terrier (faire recherche "chevalerie" dans le forum archéologie). Bonne lecture !

    Martine Piguet

    Laboratoire d'archéologie préhistorique et anthropologie, Université de Genève

  • 13.2.2012

    Bonjour,j'aimerais savoir:Quels sont les rôles respectifs du sénéchal et du chambellan ? (ms-elleCindy, 13 ans)

    Bien que je ne sois pas spécialiste de ce domaine, j'ai déjà répondu à cette question dans ce forum. Je te transmets la réponse que j'avais donnée :

    J'ai trouvé sur internet quelques sites qui te permettront de mieux comprendre les fonctions du sénéchal et du chambellan :

    http://www.universalis.fr/encyclopedie/T303071/SENECHAL.htm

    http://www.blason-armoiries.org/institutions/g/grands-officiers-de-la-couronne/grand-chambellan-de-france.htm. Bonne lecture !

    Martine Piguet

    Laboratoire d'archéologie préhistorique et anthropologie, Université de Genève

  • 10.2.2012

    Comment les premiers hommes et les animaux ont-il appris à reconnaître les bons aliments et à éviter les mauvais? (Nemo, 30 ans)

    Les hommes, comme les animaux, ont appris à distinguer les bons des mauvais aliments essentiellement par l'apprentissage, ce qui n'exclut pas une part d'instinct ou d'inné propre à chaque espèce. Généralement transmises par les parents, ces connaissances sont acquises sous plusieurs formes : par imitation, observation, expérience. L'homme étant curieux de nature, il a voulu également essayer des aliments présents dans la nature, certains essais se soldant par des échecs voire par des empoisonnements. Il semble que le goût des aliments s'acquière déjà dans le ventre de la mère comme l'a démontré une étude américaine. "En effet le régime alimentaire de la mère influant le goût du liquide amniotique, une exposition à une saveur dans le ventre de la mère ou par la tétée entraîne des préférences à long terme. C’est certainement une des manières utilisées afin que les petits des mammifères apprennent quels aliments sont sans danger et peuvent être consommés".

    (http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2000/mag0717/nu_1989_gout_foetus.htm)

    Martine Piguet

    Laboratoire d'archéologie préhistorique et anthropologie, Université de Genève

  • 31.1.2012

    Bonjour

    Qu'attend un archéologue du 21ème siècle des nouvelles technologies ?

    Datations, détection depuis les satellites, etc. Où est-ce que vous placez vos espoirs (soit en fonction des lacunes actuelles, soit en fonction des percées technologiques récentes) ?

    Ma deuxième question est un peu liée à la première. A-t-on vraiment fait des découvertes récemment grâce aux satellites, aux machines sophistiquées qui ont scanné tous les recoins des pyramides pour y trouver des secrets ? Des exemples ?

    Merci. Bonne Année. (Tartarin, 43 ans)

    Bonjour,

    Contrairement à ce que l'on pourrait penser… les archéologues, même s'ils étudient le passé, sont tout à fait en phase avec les nouvelles technologies.

    Néanmoins, les développements techniques de notre époque, s'ils aident beaucoup les chercheurs dans leurs travaux (pensons déjà à toutes les opérations facilitées par l'informatique), ne permettent pas toujours de révolutionner les travaux des archéologues.

    A mon avis, trois domaines techniques ont permis des avancées considérables dans la recherche : les méthodes physiques de datation, les méthodes d'analyse des matériaux et les outils de positionnement par satellites.

    Dans le domaine des datations, les principes de base étaient déjà connus dès les années cinquante, mais les développements techniques de ces dernières années permettent d'analyser des échantillons de plus en plus petits avec une précision meilleure. Ainsi, la datation par le radiocarbone, grâce à l'accélérateur de particules (AMS), permet de dater des objets en matière organique que l'on n'aurait jamais pu analyser avec la méthode conventionnelle. Les analyses de matériaux permettent aussi de déterminer les composants des métaux, des os et de tous les artéfacts, avec plus de précision et aussi à moindre coût…

    L'usage du GPS, aujourd'hui présent dans presque chaque véhicule ou téléphone portable, facilite énormément les prospections archéologiques, même dans les régions désertiques, où il fallait encore, dans les années 1980, toute une équipe de topographes pour se situer ou dessiner une carte.

    Pourtant, les progrès les plus importants qu'il reste encore à faire dans cette discipline, sont plutôt liés au domaine de l'interprétation des données, plus qu'à leur récolte. L'archéologie est une science jeune, dont la démarche interprétative est encore en développement. Pour cela, le cerveau humain reste la machine la plus sophistiquée…

    Pierre Corboud

    Laboratoire d'archéologie préhistorique et anthropologie, Université de Genève

  • 27.1.2012

    J'ai entendu dire que les chaussures étaient très utiles pour dater les fouilles. Pourquoi? Et depuis quand porte-t-on des chaussures? (Manou, 16 ans)

    En effet, les chaussures sont un très bon outil de datation comme nous l’apprend la calcéologie, l’étude des chaussures archéologiques. Ce type de datation est basé sur la typologie, méthode très utile en archéologie qui repose sur l’évolution d’un objet d’après sa forme, son décor, son matériau. Il existe des typologies pour chaque catégorie de vestiges car ceux-ci évoluent en fonction de la mode et des apports technologiques. Pour chaque période, les archéologues ont défini un ensemble d’objets caractéristiques. Pour les périodes anciennes de la préhistoire, les outils en pierre sont les plus fiables alors que pour le Néolithique ce sont les poteries qui sont les plus utilisées. Encore employée aux périodes suivantes, l’étude de la céramique est complétée par celle des objets de parure en bronze (épingles, bracelets, fibules), dont l’évolution très rapide permet de dater parfois avec plus de précision qu’une datation absolue comme le carbone 14. C’est le cas de la chaussure, qui pour certaines périodes médiévales permet de dater à une dizaine d’années près. Concernant les plus vieilles chaussures, elles proviennent d’Arménie où un exemplaire a été daté de 3600 av. J.-C. Elles précèdent de quelques centaines d’années les chaussures d’Ötzi, l’homme des glaces trouvé dans les montagnes italiennes. Les chaussures néolithiques sont en cuir fermées par des lacets, et peuvent contenir, comme dans le cas d’Ötzi, un filet d’herbe tressées qui maintenait le foin fourrant la chaussure pour isoler les pieds du froid. A l’époque romaine, les semelles en cuir mais aussi en bois sont souvent fixées par des clous en fer qui constituent généralement les seuls restes de la chaussure. Au moyen-âge on assiste à une évolution rapide des différents styles de chaussures, à haute tige, à plate-forme, à bout allongé, ce qui permet aux archéologues de les dater avec précision.

    Martine Piguet

    Laboratoire d'archéologie préhistorique et anthropologie, Université de Genève

  • 13.1.2012

    D'où vient le lapin de Pâques? Je connais la légende du Père Noël mais pas celle du lapin et des cloches... (Maxime, 7 ans)

    Cher Maxime,

    Voilà une question très intéressante, qui est posée chaque année un peu partout dans les journaux et à la télévision: c'est bien la preuve que la réponse n'est pas évidente et qu'elle mérite d'être éclaircie aussi souvent que possible! La TSR avait d'ailleurs consacré un dossier très complet à ce sujet l'année passée (http://www.tsr.ch/decouverte/dossiers/2011/paques-et-ses-rites/).

    Deux mots sur Pâques, pour commencer : il faut rappeler que c'est la fête censée être la plus importante dans le christianisme (plus que Noël, au départ). Et pour cause, puisqu'on y commémore le miracle de la résurrection du Christ, son retour du monde des morts. Pourtant, comme pour les autres fêtes, la célébration de Pâques fait appel à des croyances et des coutumes qui ne sont pas chrétiennes à la base. Par exemple son nom en français, "Pâques", vient en fait de l'hébreu pesaḥ "passage". C'est le nom d'une fête juive très importante qui célèbre, également au début du printemps, le passage de la mer Rouge par les Hébreux lors de leur sortie d'Égypte, où l'on dit qu'ils avaient été réduits en esclavage.

    Pour comprendre le lapin de Pâques, il faut bien sûr parler des oeufs: la coutume de distribuer des oeufs à Pâques n'est apparue qu'assez tard. Le problème est que personne n'arrive à se mettre d'accord sur son origine et son sens exact. Une chose est à peu près sûre: dès le Moyen Âge en tout cas, les chrétiens ont trouvé que l'oeuf était un parfait symbole de la résurrection du Christ: Jésus sort de sa tombe comme le poussin brise la coquille pour éclore. A partir de cette interprétation, ils ont également commencé à teindre les oeufs, par exemple en rouge pour symboliser le sang versé par Jésus, et à se les offrir pour se porter bonheur. Jusqu'à récemment on faisait même des batailles de lancer d'oeufs pour fêter Pâques!

    Le lapin (ou le lièvre), de son côté, a toujours été un symbole d'amour et de fertilité, surtout à cause du grand nombre de petits auxquels une maman-lapin peut donner naissance. Pour les anciens Grecs, déjà, offrir un lièvre comme cadeau était une manière de déclarer ses sentiments à quelqu'un (aujourd'hui les bouquets de roses ont quand même plus de succès). Par la suite, en tant que symbole de fertilité et donc de vie, il a assez naturellement été associé par les chrétiens à la fête de Pâques, au point qu'on est venu à imaginer que c'était un lapin qui distribuait les oeufs symboles de la résurrection de Jésus.

    Dans quelques traditions nordiques, ce sont parfois d'autres animaux qui se chargent de cette tâche: en Allemagne ce sont par exemple un renard, ou une cigogne, une poule voire un coucou. On trouverait plus logique que ce soit une poule qui distribue les oeufs à Pâques, mais le lapin avait déjà un tel succès que c'est finalement lui qui a été adopté un peu partout.

    Pour résumer: il n'existe pas une légende unique à propos du lièvre et des oeufs de Pâques. Ce qui est sûr, c'est que pendant les fêtes les hommes aiment bien se raconter des histoires et s'offrir des cadeaux. Si les chrétiens ont ajouté au récit de la résurrection du Christ autant d'histoires et de coutumes différentes - avec des oeufs, des lapins et parfois même des cloches accompagnées de lapins distribuant des oeufs colorés - c'est sans doute parce que Pâques était pour eux la fête la plus importante et qu'ils avaient du plaisir à multiplier les manières de la célébrer!

    Philippe Matthey

    Unité d'Histoire des religions, Université de Genève

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Pourquoi les grecs ont-ils renoncé à leurs dieux? Ils étaient cool pourtant… (Samia, 12 ans)

C'est vrai… Zeus, Neptune, Athéna ou Apollon ont eu beaucoup de succès et cela pendant des siècles. Mais qu'est-ce qui a poussé les Grecs et les Romains a renoncé à leurs dieux? C'est l'apparition d'un autre dieu et d'une religion encore plus à la mode: le christianisme.

Pour qu'une nouvelle mode ait du succès, il faut souvent qu'une star montre l'exemple. Dans notre cas, c'est l'empereur Constantin qui va jouer ce rôle. Constantin vécut entre 274 et 337 après JC. En tant qu'empereur de l'empire romain, Constantin était évidemment la personne la plus connue à l'époque autour de la Méditerranée. Quand il décida publiquement de devenir chrétien, il en fit donc la nouvelle religion «cool».

Cela marqua la fin des persécutions contre les chrétiens qui duraient depuis plusieurs siècles quand-même. Il faut dire que les chrétiens étaient alors peu nombreux et assez mal considérés par les Romains. Mais avec Constantin, l'assemblée des chrétiens – la future Eglise – se développa et commença à prendre de plus en plus d'importance au sein de l'empire.

Au début, chacun pouvait continuer à vénérer les dieux qu'il voulait. Après tout, ça n'était pas la première fois qu'une nouvelle divinité faisait son apparition dans l'empire romain ou qu'un empereur devenait son adorateur. Il y avait déjà eu la mode de la déesse égyptienne Isis ou celle du dieu perse Mithra, par exemple.

Mais une des principales nouveautés du christianisme, par rapport à la majorité des autres religions de l'époque, était d'affirmer qu'il n'existait qu'un seul vrai Dieu et que tous les autres n'étaient, au mieux, que des inventions, au pire des démons malfaisants. C'est la grande différence entre le monothéisme – un seul Dieu – et le polythéisme – plusieurs dieux.

Aujourd'hui, on peut dire que la décision de Constantin a vraiment changé la face du monde. Le christianisme est encore la religion la plus répandue de l'humanité, avec l'islam et dans une moindre mesure le judaïsme. Mais les religions polythéistes n'ont pas pour autant disparu: on vénère toujours une multitude de divinités différentes en Inde, en Chine ou au Japon par exemple.

Philippe Matthey
Unité d'histoire des religions
Département des Sciences de l'Antiquité
Université de Genève

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